Simone et Raoul

Simone et Raoul
Avant eux, le couple n'existait pas. (photo Marc Montezin)

vendredi 10 décembre 2010

Horizons lointains


- Raoul... J'ai besoin de te parler...

- Oui... je t'écoute chérie.

- Voilà... Ne m'interromps pas s'il te plaît, ce n'est pas facile...

- D'accord.

- Ces derniers temps, je sais que j'ai été difficile, je t'en ai fait voir de toutes les couleurs, les Oscars, Steve, le petit Paul au cinéma, bref. J'ai du mal à trouver mon équilibre en ce moment Raoul. Mais je veux que tu saches que cela n'a rien à voir avec toi. C'est juste que j'ai besoin d'aller chercher l'horizon, et de le rapprocher de mes yeux orphelins. Il me semble loin l'horizon que je regardais, petite, sur la plage de l'Ile d'Oléron. Il était rempli de rêves et de turquoise, et je me disais que grandir, c'était s'en approcher chaque jour un peu plus. Et aujourd'hui, j'ai parfois la sensation du contraire, la sensation qu'il s'éloigne, et se teinte du gris de l'évolution du monde...

- Tu déprimes chérie...

- Non, je suis lucide, j'en ai peur, lucide sur l'Homme, le nature j'ai toujours confiance en elle, mais puisque l'Homme en a fait son jouet... Sauf toi. Toi, tu respectes la nature du monde autant que la mienne. Toi, tu es celui qui toujours me comprend, tu es mon horizon immobile et pourtant si proche que je pourrais l'embrasser, et d'ailleurs, puisque je t'embrasse... oui, c'est ça... Tu es l'homme de ma vie parce que lorsque je t'embrasse, j'embrasse mes rêves de bonheur, j'embrasse mon insouciance prometteuse...

- Ma chérie...

- Tu es celui qui sait m'enlever ces grises pensées pour les arroser de bleu, quand tu me dis "décide d'être heureuse", tu me bouleverses, à chaque fois, parce que ça marche. Pourtant, il m'arrive parfois de ne pas me sentir digne de ton amour. Je me sens comme une promesse non tenue, et pas qu'avec toi. Quand j'apparais quelque part, on m'adore, immédiatement, quand je travaille pour quelqu'un, on me compare à un soleil qui vient réchauffer les bureaux autant que les chiffres, quand je parle ou quand j'écris, on dit mon verbe rare, et puis je deviens cette promesse qui n'est pas tenue...

- Pourquoi dis-tu une chose pareille ?

- Parce que je deviens un soleil qui brûle, trop présent, trop entier, parce que le fait de ne jamais laisser indifférente m'enferme dans une enveloppe prétentieuse qui nourrit les jalouses, parce que mon verbe devient trop ceci, ou trop cela et qu'on se demande si on ne vivait pas mieux avant lui, parce que...

- Simone, tu es rare. Jamais je ne laisserai ces pensées fleurir dans ton esprit. Laisse-toi une chance d'être celle que tu es, laisse-toi une chance d'être aimée pour ce que tu es, sans penser une seule seconde que les mauvais esprits ont raison. Tu es belle, tu es vivante, le dessin de tes courbes est aussi fin que ton esprit, tu es mordante, tu es la femme dont je rêve, et dont probablement tous les hommes rêvent. Tu provoqueras sans cesse passion et jalousie, tu seras toujours dans les extrêmes, parce que tu es tout sauf une femme banale. Mais ces extrêmes ne pourront jamais t'enfermer. Parce que de l'enveloppe ou de la lettre, si on ne sait qui est la plus belle, ce que tout le monde sait, c'est que tu es un courrier divin, et que la chance de ma vie a été et sera pour l'éternité que ce soit mon adresse qui ait été écrite sur cette enveloppe. Simone, tu as une beauté infinie, aussi infinie que ta grandeur d'âme.

- Et alors ?

- Alors l'infini n'a pas d'extrêmes...

- Raoul...

- Oui mon amour ?

- C'est la plus belle déclaration d'amour jamais faite à une femme. Et je mesure la chance d'être celle-là...  Tu sais pourquoi je t'aime ?

- Dis-moi.

- Parce que tu es le seul à savoir souffler sur mes braises quand mon feu perd de sa danse. Je t'aime Raoul, parce que chaque matin du monde, tu repeins ma flamme en rose...

1 commentaire:

  1. Oh c'que c'est beau...
    Belle Belle Simone, et Grand Beau Raoul, on Vous aime, définitivement, et point de jalousie. Trop pur, et trop beau <3
    Peace & Love

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