Simone et Raoul

Simone et Raoul
Avant eux, le couple n'existait pas. (photo Marc Montezin)

mercredi 1 janvier 2014

En voiture !



J'aurais tellement aimé vous écrire personnellement, à chacun d'entre vous décliner mes vœux avec des mots choisis. Vous montrer à quel point vous existez dans cette dimension que les réels prennent tant de plaisir à railler pendant qu'ils ferment leur porte à double tour au cas où un sentiment véritable viendrait déranger leur cocon misérable. Je ne vous souhaiterai rien, je ne serai pas un messa...ge de plus dans la masse des obligations, et puis à quoi bon souhaiter du bonheur ou une santé de fer puisque tout est écrit ? L'année prochaine sera comme les autres, avec son lot de sourires, de larmes, d'angoisses, d'espoir. La terre entière pourra souhaiter du bonheur à l'homme le plus malheureux du monde, lui seul aura la clé. Je ne vous souhaiterai donc pas tout le bonheur du monde mais j'exige votre bonheur, votre joie de vivre. Qui suis-je pour exiger me demande ce petit diable ? Quelqu'un qui a assez payé pour voir, Monsieur de la fourche ! Alors arrêtez de faire miroiter les trésors que vous gardez jalousement avec vos amis du lobby à pointes, on va vivre de nos richesses !


On va souffrir, encore, on va lutter, combattre, désespérer, partir par la porte et revenir par la fenêtre, on va se faire insulter, caricaturer, plaquer, jeter. Mais la vie n'oubliera jamais d'être douce entre deux baffes, d'être belle entre deux portes, d'être indispensable entre deux respirations. Je veux votre bonheur, votre plaisir d'être ensemble, de découvrir, de rire, d'apprendre, d'être là pour l'autre, d'aimer et de vous aimer. Je demanderais bien aux médias d'arrêter de couper les quenelles en quatre, aux dictatures d'accorder plus d'attention lucide au bon vouloir du peuple plutôt que de produire des attentats-suicide contre le pouvoir des temples, aux armateurs de produire des Lego, aux pontes de Wall-Street d'arrêter de nous pomper autant de pouvoir d'achat que d'horizon turquoise, aux peintres des consciences de nous la faire un peu moins morose et aux Bleus de gagner la Coupe du Monde mais l'époque est encore moins propice qu'avant. Ceci dit, si on pouvait gagner la Coupe du Monde, et si l'effet "bonheur et fédérateur" pouvait être le même que celui de 98, je veux bien mettre un poster de Nasri chez moi ! Si je le planque derrière le frigo ça n'ennuie personne ?

 
 
Voilà, finissez l'année en beauté, demain nous serons toujours ensemble et la route, bien que souvent piégeuse, sera belle. Les voyages ont cette magie particulière, ils permettent de revenir différent, et surtout de ne jamais être indifférent. En voiture chers amis !
 
 
Et merci à tous d'être du voyage.




 Franck Pelé

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire